| La Bretagne dans la révolution : |
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 La Bretagne dans la révolution : - Tourisme en Bretagne
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de la session des états de Bretagne en janvier 1789, des heurts entre
noblesse et bourgeoisie font trois victimes. Ces violences sont
considérées comme les premières manifestations d’une révolution qui va
secouer toute la France. |
Mais, et contre toute attente la Bretagne va faire des pas en arrière et adopter une attitude hostile à la révolution. Comment un mouvement contre-révolutionnaire a-t-il pu envahir une région révolutionnaire de la première heure ? La question est complexe, cependant, plusieurs explications peuvent être avancées : Pour l’Armorique une révolution qui abolit les états et le parlement bretons ne peut signifier que la perte d’une indépendance longtemps rêvée. La population |
bretonne, particulièrement religieuse, se joint au pape et condamne la Constitution Civile du Clergé et interdit aux ecclésiastiques de prêter le serment exigé par l’Assemblée Les « prêtres réfractaires » sont particulièrement nombreux en Vendée et en Bretagne. L’annonce de la conscription obligatoire de 300.000 hommes par tirage au sort met le feu aux poudres car conformément au traité de 1532, les Bretons ne sont nullement tenus de combattre hors le sol armoricain. Ce contexte va donner naissance au phénomène complexe de la Chouannerie bretonne qui agit en parallèle avec le soulèvement vendéen. La révolte des Chouans, décrite comme une guérilla, va faire entre 1793 et 1799, des dizaines de milliers de victimes. Mais la répression française fera payer à la Bretagne un lourd tribut de son insurrection. Aussitôt la rébellion vaincue, la France va rétablir la paix moyennant une politique de relative tolérance religieuse et d’exemptions militaires.La prospérité économique de la région sous l'empire est compromise, le commerce maritime s'effondre avec la disparition de la compagnie des Indes mal soutenue par le gouvernement français. Le transport commercial est alors remplacé par la pêche. Politiquement, les contrastes s'accentuent dans la Bretagne.La résistance a une République décidée à intégrer la région dans l'espace français continue. La France de son coté ne cache pas sa volonté d'effacer tout symbole du régionalisme, à commencer par la langue, il est désormais défendu dans les écoles de " Cracher et de parler breton".Malgré sa tendance conservatrice, la Bretagne n'est pas épargnée par le mouvement anticlérical de l'époque. L'opposition a l'influence et à l'ingérence d'un clergé toujours puissant dans les affaires publiques augmente. Avec la pêche et la conserverie, la région est sur la voie de l'industrialisation et le terrain est désormais favorable à l'implantation du socialisme chrétien et au développement à partir de 1884, année de sa légalisation, d'un syndicalisme, ce qui provoque de nombreuses grèves et des conflits longs et parfois violents. Dans ces conditions naît un courant régionaliste qui s'exprime à travers des associations et des organisations culturelles et politiques. En 1898 est fondée l'Union Régionaliste Breton ( URB), suivie en 1911 du Parti National Breton ( PNB ). |
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